La distinction entre divorce amiable et divorce contentieux structure depuis longtemps le droit de la famille. Les réformes de 2017 et 2021 ont toutefois profondément renouvelé leur mise en œuvre.
Le choix de la procédure a des conséquences directes sur les délais, les coûts et l’organisation des intérêts familiaux et patrimoniaux. Il est donc nécessaire d’en connaître les spécificités ainsi que les passerelles existantes.
Le consentement mutuel : une procédure sans juge en principe
Le divorce par consentement mutuel est aujourd’hui extrajudiciaire, sauf exceptions. Les époux doivent s’accorder sur la rupture et sur l’ensemble de ses conséquences.
Chacun doit être assisté d’un avocat, sauf cas particulier. La convention est signée puis déposée chez un notaire après un délai de réflexion de quinze jours.
La procédure devient judiciaire si un enfant mineur souhaite être entendu ou si un époux est placé sous protection.
Ce mode de divorce offre rapidité, confidentialité et sécurité, mais suppose un accord global.
Le divorce judiciaire : une réponse au conflit
Le divorce judiciaire est soumis au juge aux affaires familiales. Trois cas existent : acceptation du principe de la rupture, altération du lien conjugal ou faute.
La procédure inclut une phase de mise en état et des mesures provisoires peuvent être prises. Le juge statue ensuite sur la rupture et ses conséquences.
Les passerelles procédurales
Une procédure contentieuse peut évoluer vers une solution amiable. L’acceptation du principe de la rupture ne peut toutefois être remise en cause.