Refuser de remettre l’enfant pendant les vacances expose à des sanctions civiles et pénales

  • Publication publiée :juillet 29, 2026

La répartition des vacances scolaires constitue un enjeu récurrent dans l’exercice de l’autorité parentale après une séparation. Lorsque les parents ne vivent plus ensemble, l’organisation des périodes de résidence peut devenir source de désaccord, en particulier en l’absence de cadre formalisé. Le traitement juridique du conflit dépend alors de l’existence ou non d’une décision judiciaire fixant les modalités de résidence de l’enfant.

L’absence de jugement impose d’organiser ou de faire fixer les modalités de résidence

En l’absence de décision rendue par le juge, les parents demeurent libres de déterminer ensemble la répartition des vacances scolaires. Cette liberté suppose un accord clair sur les dates et les modalités pratiques. Afin de prévenir toute contestation ultérieure, la formalisation écrite de cet accord est vivement recommandée. Un écrit permet d’éviter les malentendus et les modifications unilatérales de dernière minute. Les parents peuvent également choisir de sécuriser leur organisation par une convention parentale homologuée. Soumise au juge aux affaires familiales avec l’assistance d’un avocat, cette convention acquiert force exécutoire. Elle confère ainsi une valeur contraignante aux engagements pris. En cas d’échec des discussions et en l’absence de cadre judiciaire préalable, la saisine du juge aux affaires familiales permet de faire fixer les périodes de résidence pendant les vacances. Le juge statue en considération de l’intérêt de l’enfant et peut prévoir un partage par moitié ou par quinzaine.

Le non-respect d’un jugement expose à des sanctions civiles et pénales

Lorsqu’un jugement organise la résidence de l’enfant, ses dispositions s’imposent aux parents. Ceux-ci peuvent certes convenir d’un aménagement ponctuel, mais uniquement d’un commun accord. À défaut, le calendrier fixé doit être respecté. Un parent ne peut conserver l’enfant durant une période attribuée à l’autre au motif d’engagements personnels ou de réservations déjà effectuées. Le refus de remettre l’enfant malgré les droits reconnus à l’autre parent est susceptible de caractériser le délit de non-représentation d’enfant, passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. En présence d’un conflit persistant, l’accompagnement par un avocat en droit de la famille permet d’envisager une médiation ou une nouvelle saisine du juge afin d’adapter les modalités de résidence à l’évolution de la situation familiale.